La Galerie Forêt Verte présente

PIERRE PINONCELLI

Vernissage : mardi 28 mai 2015, 18h – 21h30

Exposition du 28 mai au 4 juillet 2015
Ouvert du mardi au samedi de 14h30 à 19h00

Pierre Pinoncelli est né en 1929 à Saint-Etienne, il vit et travaille à Saint-Rémy de Provence. Il est un des artistes importants de l’Ecole de Nice qu’il rejoint dès 1967 lorsqu’il part s’y installer cette même année avec femme et enfants.

Son œuvre plastique – avec une première exposition à Paris à la Galerie Lacloche, Place Vendôme, en 1962 – est remarquée par les grands critiques d’art de l’époque Michel Ragon, Pierre Restany, Gassiot-Talabot, Jean-Jacques Lerrant, etc.

Très en matière, de 59 à 65, dans une palette de couleurs froides de gris, vert, blanc, les Morts, les Métamorphoses, son travail change radicalement vers 1965, la matière disparaît, les toiles deviennent lisses et se chargent de couleurs vives, Faire l’amour à Pékin, les Hommes Cible. Cette œuvre va alors se compléter d’une création débordante, foisonnante et bien souvent très engagée : le happening.

-       Attentat culturel contre Malraux 1969

-       Nice Pékin à bicyclette 1970

-       Hold-up à la Société Générale de Nice pour protester contre le jumelage Nice-Le Cap 1975

-       Compissage de Fountain de Marcel Duchamp 1993. Geste réédité à Beaubourg (expo Dada) en 2006

-       Diogène 1er SDF ? Lyon 1994

-       Un doigt pour Ingrid (Betancourt) Cali 2002

Pour ne citer que les plus prestigieux…

Il est en outre considéré comme étant le premier artiste à concevoir une installation politique en 1963, l’Abattoir, à la 3e Biennale de Paris. Inventeur du concept « happening de rue », Pierre Pinoncelli est perçu comme l’un des plus grands artistes de comportement. Il n’est pas un tenant de l’art pour l’art. Il pense à un art qui veut changer le monde et, pour ce faire, qui rencontre l’existence des hommes. Cet art de combat, qu’il soit plastique ou gestuel, est sommé par l’artiste de se frotter aux autres puissances voulant elles aussi changer et diriger le monde : la science, la technologie, la religion, l’économie et surtout la politique. C’est confronté aux regards puis à la pensée des autres dans la galerie, l’institution muséale ou la rue que l’art peut rivaliser avec les autres puissances qu’il ne se prive pas de piller.

Toujours en recherches et en quête d’expression nouvelle, il travaille souvent par séries qu’il enrichit au fur et à mesure: en 1976, par exemple, il crée celle des Personnages, avatars de l’artiste, en toile, bois, peinture et plâtre, et en exécute 40 cette année-là, d’autres viendront par la suite ; en 1993, il détourne, dévie des images récupérées dans des journaux et y mêle l’écriture, il nomme cette série Images SDF, elle se complète également au fil du temps. D’autres séries importantes rythment sa création, parmi lesquelles : 2003 Auschwitz, 2008 les Urinoirs, 2012 les Gros Mots, 2013 Les Drapeaux nationaux.

En Décembre 2014, un catalogue raisonné de 960 pages en trois volumes est paru, rassemblant l’ensemble de son œuvre.

Pierre Pinoncelli s’est toujours situé à l’avant-garde, et à 85 ans sa création radicale ne faiblit pas.

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