Issu d’une célèbre famille de banquiers et d’industriels de la presse écrite, George K fut initialement banquier d’affaire tout en menant une activité de poète et de photographe jusqu’à ce qu’il survive miraculeusement au tsunami de décembre 2004. La tradition indienne invite à ce que l’on se désapproprie de ses biens au profit de sa lignée en milieu de vie : ainsi l’observance des coutumes et la catastrophe naturelle pousseront George K à changer radicalement le cours de la sienne. Il commence alors d’étudier la peinture et la sculpture auprès de maîtres ainsi que de professionnels de l’affiche et des décors de Bollywood et s’intéresse particulièrement à la société indienne en ce qu’elle fait perdurer le poids de la tradition et  simultanément participe activement à la contemporanéité la plus technologique.
Entre sociologie et anthropologie, l’art de George K opère une sorte de classification des différentes couches de la société indienne en s’attachant souvent aux groupes et castes populaires, défavorisées, tabou ou persécutées.
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La série sculptée et peinte des Aravani figure des transsexuels persécutés aujourd’hui par la société indienne  bien qu’ils soient l’objet de fascination lors de leur fête annuelle fréquentée par une population de visiteurs de plus en plus grandissante dans le Temple d’Aravaan  près de Villipuran. Cette manifestation, ancrée dans l’épopée du Mahabharata raconte que Khrisna avant de poursuivre ses conquêtes guerrières décida de sacrifier un de ses sujets, Aravaan. Le dernier souhait de celui-ci avant de mourir fut de se marier mais aucune femme ne se présenta par crainte d’être veuve qui l’aurait exclue de la société. Seul un transsexuel accepta et fit naître alors l’origine de cette tradition festive dans des « bacchanales » multicolores..
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La série des Refuge sculptée et peinte quant à elle figure des femmes de basse caste qui s’offrent en auto-servilité sexuelle et rituelle : elles sont l’objet du plaisir masculin et se chargent d’honorer les divinités représentant ainsi l’exploitation domestique la plus aliénante. La natte qui enlace chacune d’elle comme un reptile avec sa terminaison en fleur de lotus figure autant l’oppression dont ces femmes sont l’objet que l’application qu’elles mettent à se lover dans ces fonctions. Chacune ici adopte une des trois postures de prière couverte d’abeilles, métaphore du don sans retour.
Outre les sculptures peintes des tableaux d’Aravani mais aussi de jeunes bonzes orphelins, des rituels de Bénarès ou de Shringara déploient d’autres traditions de la société indienne : destinés à la rue les jeunes orphelins n’ont que le recours à l’apprentissage dans les temples pour échapper à la rue et à l’analphabétisme. Ils évitent ainsi d’échapper à leur destinée tout en s’enrichissant du savoir et de la sagesse qu’ils s’appliqueront à partager pour apaiser les autres.
Les libations funéraires ou non de Bénarès rappellent, qu’au-delà du chaos, du manque d’hygiène et de la misère fusionnent dans le Gange l’esprit, l’âme et le corps. L’ivresse multicolore et spirituelle qui l’animent ont conduit George K à intituler l’un des tableaux de cette série « Rothko sur les berges ».
Les chauffeurs de Shringara au Kerala décorent leurs camions comme les acteurs du Kathakali se fardent pour imiter les divinités. Cette compulsion au décor foisonnant de motifs colorés est la voie indienne vers la Beauté qui n’est autre que l’accès au Divin.
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Issu d’une célèbre famille de banquiers et d’industriels de la presse écrite, George K fut initialement banquier d’affaire tout en menant une activité de poète et de photographe jusqu’à ce qu’il survive miraculeusement au tsunami de décembre 2004. La tradition indienne invite à ce que l’on se désapproprie de ses biens au profit de sa lignée en milieu de vie : ainsi l’observance des coutumes et la catastrophe naturelle pousseront George K à changer radicalement le cours de la sienne. Il commence alors d’étudier la peinture et la sculpture auprès de maîtres ainsi que de professionnels de l’affiche et des décors de Bollywood et s’intéresse particulièrement à la société indienne en ce qu’elle fait perdurer le poids de la tradition et  simultanément participe activement à la contemporanéité la plus technologique.

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Entre sociologie et anthropologie, l’art de George K opère une sorte de classification des différentes couches de la société indienne en s’attachant souvent aux groupes et castes populaires, défavorisées, tabou ou persécutées.
La série sculptée et peinte des Aravani figure des transsexuels persécutés aujourd’hui par la société indienne  bien qu’ils soient l’objet de fascination lors de leur fête annuelle fréquentée par une population de visiteurs de plus en plus grandissante dans le Temple d’Aravaan  près de Villipuran. Cette manifestation, ancrée dans l’épopée du Mahabharata raconte que Khrisna avant de poursuivre ses conquêtes guerrières décida de sacrifier un de ses sujets, Aravaan. Le dernier souhait de celui-ci avant de mourir fut de se marier mais aucune femme ne se présenta par crainte d’être veuve qui l’aurait exclue de la société. Seul un transsexuel accepta et fit naître alors l’origine de cette tradition festive dans des « bacchanales » multicolores.

La série des Refuge sculptée et peinte quant à elle figure des femmes de basse caste qui s’offrent en auto-servilité sexuelle et rituelle : elles sont l’objet du plaisir masculin et se chargent d’honorer les divinités représentant ainsi l’exploitation domestique la plus aliénante. La natte qui enlace chacune d’elle comme un reptile avec sa terminaison en fleur de lotus figure autant l’oppression dont ces femmes sont l’objet que l’application qu’elles mettent à se lover dans ces fonctions. Chacune ici adopte une des trois postures de prière couverte d’abeilles, métaphore du don sans retour.

Outre les sculptures peintes des tableaux d’Aravani mais aussi de jeunes bonzes orphelins, des rituels de Bénarès ou de Shringara déploient d’autres traditions de la société indienne : destinés à la rue les jeunes orphelins n’ont que le recours à l’apprentissage dans les temples pour échapper à la rue et à l’analphabétisme. Ils évitent ainsi d’échapper à leur destinée tout en s’enrichissant du savoir et de la sagesse qu’ils s’appliqueront à partager pour apaiser les autres.Les libations funéraires ou non de Bénarès rappellent, qu’au-delà du chaos, du manque d’hygiène et de la misère fusionnent dans le Gange l’esprit, l’âme et le corps. L’ivresse multicolore et spirituelle qui l’animent ont conduit George K à intituler l’un des tableaux de cette série « Rothko sur les berges ».Les chauffeurs de Shringara au Kerala décorent leurs camions comme les acteurs du Kathakali se fardent pour imiter les divinités. Cette compulsion au décor foisonnant de motifs colorés est la voie indienne vers la Beauté qui n’est autre que l’accès au Divin.

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