J’ai connu César à 14 ans à l’école des Beaux-Arts

puis j’ai partagé sa vie sans pouvoir me consacrer à mon travail.
Nous avions le même œil pour les choses, les gens, le même goût  pour les objets.
Durant toutes ces années, j’ai engrangé beaucoup d’images, d’émotions : sa sensibilité était immense, on ne pouvait que s’en enrichir.
Quand j’ai commencé à faire des petites terres, César m’a dit : « C’est moi le sculpteur, toi, tu restes à la maison et tu t’amuses. »
Sûrement aussi parce qu’il savait que le monde commercial serait difficile pour moi.
Et puis, il y a eu ce petit éléphant.
Il a déclaré : « c’est très joli, je vais t’en faire faire un bronze ».
Bronze que j’ai immédiatement vendu, et j’ai pu ainsi en faire un autre.
Voilà comment j’ai continué, grâce à lui.
Rosine Baldaccini
Paris, septembre 2007